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1er mars

Wébinaire "Stratégie climat"
En savoir plus

Comment mettre en œuvre une stratégie de réduction des émissions de CO2 ambitieuse ?

Le compte-rendu de notre webinaire incluant un retour d'expérience complet sur notre stratégie d'entreprise de réduction des émissions de CO2.

Le replay
59 min. (pdf inclus)

Dans cet article, nous allons vous présenter une synthèse écrite du webinaire que nous avons organisé le 1er mars 2023 sur la mise en place de notre stratégie de réduction de nos émissions de CO2, un des axes de notre stratégie climat que nous qualifions d’ambitieuse !

Ce webinaire était dédié aux entreprises de services, qui constituent à la fois la grande majorité des entreprises en France et en même temps celles que les pouvoirs publics et les ONG ne savent pas bien accompagner, car elles n’ont pas la main sur les processus de production, fortement dépendants des énergies fossiles de leurs fournisseurs, et des fournisseurs de leurs fournisseurs, ainsi que de leurs clients.

Mais nous avons vu qu’il y avait un chemin vers la décarbonation, pas si difficile qu’il n’y parait, et nous allons vous le démontrer !

Agenda du webinaire

Le webinaire s’est déroulé autour des trois temps forts suivi d’échanges avec les participants :

1. Notre constat sur la décarbonation (réduction des émissions de CO2) des entreprises de service,
2. Nos différents plans de transition, propres à l’entreprise Suricats
3. Comment nous définissons notre niveau d’ambition

Et c’est parti pour la synthèse !

Tout d’abord, un peu de vocabulaire concernant la réduction des émissions de CO2

On a commencé par un petit rappel sur la façon de mesurer des émissions de CO2, indirectes pour la plupart des entreprises de services et le pré-requis pour les réduire : vouloir se transformer !

A présent que c’était fait, nous pouvions commencer par établir notre constat.

Le constat sur la décarbonation des entreprises de services

En matière de décarbonation, la loi a longtemps été non contraignante, mais cela change depuis peu pour les grandes entreprises, avec une incitation pour les ETI et PME à réaliser des bilans simplifiés de leurs émissions.

Ces obligations sont nécessaires pour s’intégrer dans une démarche à l’échelle du pays : dans le cadre de l’accord de Paris, la France s’est dotée d’une stratégie qui fixe des objectifs jusqu’en 2050, avec des paliers tous les 4 ans. Et le premier palier important : 40% de réduction en 2030 des émissions territoriales.

Pour autant, dans le secteur spécifique mais très varié du service, aucuns objectifs ne sont définis, contrairement aux secteurs fortement émissifs en première ligne comme l’industrie, les transports, l’agriculture. Mais alors, pourquoi se fixer un plan et être acteur si on n’a pas d’objectifs et qu’on dépend du système ?

Nous sommes donc partis d’une hypothèse : la France Bas Carbone allait advenir, c’était un fait, et donc nous devions nous préparer et nous projeter dans cet environnement pour anticiper les changements qui allaient impacter le secteur du conseil auquel nous appartenons.

On a intégré le fait que le changement climatique était là et que nous devions contribuer, à la neutralité carbone de la France, pas seulement « baisser nos émissions de CO2 », au travers de sensibilisations internes via la Fresque du Climat.

On a créé des imaginaires désirables, notamment en s’inspirant des scénarios de l’ADEME et on a fait des ateliers en interne pour imaginer comment le métier de consultant allait se faire dans ce monde là, via des techniques proches du Design Fiction.

Sur la base de ces imaginaires, nous nous sommes mise d’accord, tous ensemble, au travers d’ateliers de démocratie interne et d’intelligence collective, pour identifier les dimensions de notre métier de conseil qu’on allait vouloir impacter, et celles qu’on n’allait toucher que dans un 2ème temps.

Enfin, on a imaginé des scénarios de rupture, c’est-à-dire des scénarios de transition extrêmes avec impossibilité de revenir en arrière, et quel chemin on était prêt à faire à moyen et long terme pour se rapprocher ces scénarios extrêmes.

Nous pouvions commencer à travailler sur des plans de transition propres à Suricats, sur la base de notre bilan 2021 réalisé en interne :

Notre plan de transition IT : sobriété numérique pour le matériel et les usages

Le numérique, c’est 47% des émissions de CO2 dues aux équipements des consommateurs, 28 % dues aux infrastructures réseau et 25 % dues aux data centers selon le GreenIT et l’ADEME.

C’est 4% des émissions des Gaz à Effet de Serre (GES) en Europe et pour un secteur qui va forcément croitre dans les années à venir, c’est un devoir de réduire son empreinte par 10 (!) d’ici 2050 si on veut rester sous les 1,5°C de réchauffement moyen.

Cela fait beaucoup de chiffres, alors on est revenu à l’essentiel : le but n’était pas dans de nettoyer sa boite email, mais bien de repenser complètement la dépendance de notre métier aux matériels « dernier cri », redondant et à faible durée de vie.

Parmi les choix possibles, nous avons choisi le scénario “rupture forte” (et il y avait pire 😊) pour 2030, ci-dessous.

Notre plan de transition Mobilité : être plus proche de nos clients

Un consultant qui ne se déplace pas pour créer le lien avec ses clients, c’est difficile à imaginer alors nous avons pris le problème sous un autre angle : que se passerait-il si nous devions voyager moins vite ou moins loin, ou les 2 ? Est-ce que notre métier serait le même et le ferions-nous avec autant de plaisir ?

La réponse est oui 😊. La mobilité bas carbone, cela existe et cela s’appelle le train. Cela demande de l’organisation et de la concertation avec nos clients, mais quand c’est fait avec transparence et bienveillance nous vous assurons que c’est bien pris, si bien que l’on passe même parfois pour des super héros de la décarbonation !

Pour 2030, nous avons fait le choix de la rupture forte à nouveau. Après avoir réduit considérablement nos transports en avion depuis 3 ans, notre objectif est de réaliser 100% de nos déplacements bas carbone.

A court terme, nous communiquons encore plus fortement auprès de nos clients, afin de faire jouer un levier multiplicateur et influencer les politiques de déplacement de ces derniers également.

Notre plan de transition Séminaire: plus de lien, plus de sens

Depuis plusieurs années, nous avions déjà renoncé à partir “vite et loin” : visiter une ville à l’autre bout de l’Europe en 2 jours est-ce bien raisonnable ? Est-e qu’on en profite vraiment ? Bien avant le flygskam (honte de prendre l’avion en suédois), nous avions convenu collectivement que l’on pouvait faire mieux.

Nous avons opté cette fois pour une rupture régénérative car le bilan carbone de notre séminaire était déjà très bas (déplacement en train, activités dans la nature propres, etc.). Nous avons donc décidé d’explorer pour 2023 la possibilité de régénérer l’environnement, autant que possible sur une durée de 3 jours.

A suivre !

Notre plan de transition Alimentation : meuh si c’est facile !

Le dernier sujet est délicat : quel angle d’attaque privilégier pour ce qui relève des choix personnels ? Nous l’avons abordé de façon pragmatique, en orientant la mesure et la sensibilisation sur la base des choix possibles en termes d’alimentation végétarienne à proximité de nos bureaux.

Un plat à base de bœuf étant 3 fois plus dépendant des énergies fossiles qu’un plat à base de poulet, et 16 fois plus qu’un plat végétarien, la cible était toute trouvée.

Mais nous avons souhaité proposer un accompagnement à ceux et celles qui le souhaitent, en favorisant des déjeuners d’équipe le vendredi midi où nous découvrons de nouveaux restaurants, Ecotable de préférence, en veillant à ce qu’ils proposent des plats locaux, de saison, bio, autant que possible.

Notre objectif ici n’est donc pas tant quantitatif que qualitatif : est-ce que nous allons réussir au travers de la sensibilisation et la connaissance de notre système de production alimentaire, à ré-orienter nos choix individuels vers une consommation plus responsable ? On vous tient au courant !

Conclusion : où en sommes-nous de la réduction de nos émissions de CO2?

Notre trajectoire est clairement identifiée, et depuis 12 mois nous avons monté une équipe tournante qui s’attaque à tous ces chantiers. 2022 était l’année de la mesure de nos émissions de CO2 (sur l’activité 2021), 2023 est l’année de l’affinage de la mesure 2022 et du passage à l’action pour un horizon 2030 qui nous évite d’être concentré sur le compteur de vitesse plutôt que sur le paysage.

Notre contribution à une France bas carbone est un voyage joyeux, avec des découvertes, de l’innovation d’usages, de la sobriété choisie et plus de liens avec nos clients sur ce qui nous préoccupe tous vraiment.

Quelques conseils que vous pouvez vous approprier :

  • Identifiez les personnes motrices dans votre entreprise. Vous n’êtes pas seul·e à vouloir transformer votre entreprise, donc parlez-en à tout le monde et créez votre petite équipe de choc !
  • Formez-vous : la méthode Bilan Carbone est un bon début !
  • Ne mesurez avec un niveau de détail fin que ce que vous voulez changer, car le rapport détails / effort pour récupérer les données peut être très significatif et peut mener à l’immobilisme.
  • Enfin, imaginez des futurs désirables pour donner envie de vivre maintenant, quand c’est possible, le monde de 2030 !

 

Regardez le webinaire et contactez-nous pour voir ensemble comment cette approche de scénarios de rupture peut s’appliquer à votre entreprise ou votre équipe !

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