« Découvrez le futur de l'API Economy »
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Lorsque Simon revêt son costume de Super Designer, rien ne l'arrête. Il utilise notamment son super pouvoir appelé "empathie" pour concevoir des solutions durables et innovantes, qui font sens pour les usagers et offrent de nouvelles perspectives aux entreprises – qu’elles soient de grands groupes ou des startups.

L’avenir sera digitalement féroce

Ce n’est pas un cataclysme aussi fort que ne le fut en son temps l’extinction des dinosaures, mais pas loin. Ces dernières années, notre manière d’interagir avec le monde a radicalement changé. Il m’est ainsi déjà arrivé d’acheter mon repas du soir sur mon téléphone, dans le métro, ou de prendre rendez-vous avec mon médecin sur mon ordinateur, au travail – pendant ma pause déjeuner cela va de soi.

Aujourd’hui, notre monde est bouleversé par les possibilités offertes par le numérique, et tout le monde n’en sortira pas indemne. Quand je dis cela, je ne parle pas du grand méchant loup Uber – qui fait peur à tous les moutons et qui semble sur le point de tout ravager sur son passage. Non, Uber, n’est pas méchant. Comme ses amis de la meute NATU (Netflix, Airbnb, Tesla & Uber) il n’est qu’une expression de notre évolution. Évolution qui passera par les APIs – Application Programming Interface. Selon moi, les comprendre sera une des clefs pour survivre dans cet avenir qui sera digitalement féroce.

La meute NATU

La jungle des APIs

Les APIs sont ces interfaces permettant l’accès aux services et données d’un tiers. L’un des exemples les plus connus est l’API Google Maps, utilisée par des milliers de sites internet et d’applications afin d’intégrer un service de cartographie. De cette manière, des acteurs comme Airbnb n’ont pas perdu de temps – et d’argent ! – et ont pu se concentrer sur l’élaboration de leur plateforme en elle-même, en réutilisant un outil qui avait fait ses preuves. Bien que les APIs existent depuis de nombreuses années, cela ne fait que peu de temps qu’on les considère comme étant la pierre angulaire de l’innovation de demain. Elles le sont déjà, d’ailleurs. En rendant possible la réutilisation de ce qui était déjà disponible, elles ont notamment permis l’essor rapide des NATU et de bien d’autres.

Ces nouveaux acteurs ont apporté avec eux un nouvel état d’esprit. Ils se disent qu’en rendant accessibles leurs données, un tiers finira par en faire bon usage et tout le monde en sortira gagnant. Ainsi, puisqu’ils ont consommé des APIs pour se construire, ils vont à leur tour exposer des APIs pour que d’autres grandissent encore plus vite – et les fassent grandir en même temps. Google (entreprise 1) a fourni à RunKeeper (entreprise 2) de quoi grandir, et cette dernière met aujourd’hui à disposition une API permettant à Withings par exemple (entreprise 3) d’intégrer l’activité sportive de ses utilisateurs dans les calculs de sa balance connectée. On peut même imaginer Google créer une application pour le bien-être de ses salariés en utilisant l’API de RunKeeper. Nous sommes donc entrés, théoriquement, dans un cercle vertueux de l’innovation. Ce dernier n’est toutefois pas parfait, puisqu’il suppose que toute API donne envie d’être consommée. Or, les développeurs – qui permettent notamment de faire le lien entre l’API et l’application tierce – sont assez difficiles. Ils ne se nourrissent pas de n’importe quel code.

Aujourd’hui se pose donc la question de savoir comment rendre son API désirable, quand on est pas encore un prédateur incontournable comme Google. Ceux qui sont sur la bonne voie, comme Fidor pour la banque ou Fitbit pour les objets connectés, s’affirment petit à petit. Ils ont compris qu’en travaillant sur le design de leurs APIs, ils attireront les talents qui imagineront des nouvelles expériences pour les utilisateurs finaux. C’est en s’engageant sur le chemin de la qualité que ces acteurs ont commencé à se faire une place – et un nom – dans la jungle API.

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La chasse est ouverte

Il a fallu des années pour que les entreprises nées au siècle précédent se rendent compte de tout ce qu’offraient les APIs. Ces dernières permettent entre autres d’augmenter son exposition – qui n’a pas vu de bouton Facebook sur 90% des sites qu’il consulte ? – et ainsi d’être connu par de potentiels nouveaux utilisateurs. Elles offrent par ailleurs la possibilité de maximiser l’usage des données que possède une entreprise – pour améliorer sa propre expérience utilisateur ou pour imaginer de nouveaux business models. Et que dire de la simplicité qu’elles incarnent face à la complexité « naturelle » des systèmes d’information traditionnels ?

Des entreprises comme Amazon ont pu compter sur des dirigeants qui se sont vite saisis du sujet API, permettant par exemple au mastodonte américain de changer de modèle, dix ans après avoir été lancé. A partir de 2002/2003, Amazon a ainsi décidé de muter, pour être entièrement bâti sur une culture API – avec le succès qu’on lui connaît. Cela a commencé par un travail afin « d’API-ser » l’entreprise en interne, préparant ainsi au mieux cette dernière à entrer dans l’API Economy – terme utilisé pour décrire ce monde post-apocalyptique où les APIs lient tout, des services aux applications en passant par les systèmes d’information.

Toutefois, des adaptations de ce type ne sont pas légion. Cela semble plus simple pour les startups, qui n’ont pas à (sup)porter un lourd passé comme beaucoup de grandes entreprises. Elles partent presque d’une page blanche et n’ont pas besoin de changer leur état d’esprit ou d’adapter un système d’information existant. A fortiori, elles sont « naturellement » tournées vers l’utilisateur, alors que beaucoup de grandes entreprises restent sur un schéma classique qui a vieilli, où le client consomme leur produit ou leur service – au lieu d’avoir un utilisateur qui utilise leur produit ou service. C’est ce qui explique en partie la réussite des licornes – ces startups valorisées à plus d’un milliard de dollars – portées par une innovation à plusieurs facettes – dont celle basée sur les APIs de tiers. Les choses sont moins simples pour les grands groupes, obligés de partir à la chasse à la transformation.

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L’heure est à la digestion

Les plus grands succès de ces dernières années ont pour point commun principal d’avoir été pensés comme des plateformes. Facebook est une plateforme. Amazon est une plateforme. Uber est une plateforme. Et face à ces plateformes se dressent des entreprises qui ne voient pas toutes le futur de la même façon. Je l’ai dit en introduction : l’avenir sera féroce. Certaines entreprises vont tenter de devenir des plateformes, d’autres vont tenter de trouver un autre modèle. Chacun s’adapte à sa façon. Toutefois, acheter un costume de licorne et dire « je suis une licorne » ne fera pas de vous le roi de la jungle. Par contre, se lancer dans un travail de compréhension des enjeux liés aux APIs – ce qui sera long, dans tous les cas – est un premier pas.

D’ailleurs, si vous avez besoin d’un guide pour partir à la conquête de la jungle API, je connais quelques petits Suricats qui ont beaucoup de choses à partager. D’ici là, bonne digestion de ce petit texte.

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